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Pheap Sothon, une femme forte et engagée

Accrochez-vous pour les émotifs, cette histoire sort de l'ordinaire... Bonne lecture !

“J’ai grandi dans la partie rurale de la province de Banteay Meanchey au Cambodge, où tout allait bien jusqu'à ce que ma mère divorce avec mon père. 

Après cela, ma mère a dû tout gérer toute seule. Malheureusement, elle n’a jamais pu terminer ses études secondaires à cause de la période des Khmer Rouge, et elle n'avait pas d'emploi durable car auparavant toute la famille ne dépendait que de mon père, un médecin. 

Avec le temps, notre situation a commencé à s'aggraver et cela a obligé ma mère à émigrer pour trouver un emploi, en dehors du Cambodge. 

Elle a dû jouer plusieurs rôles, tant le rôle de la mère que celui du père. Mais elle a toujours fait tout son possible pour mettre de la nourriture sur la table. Même si cela fut très stressant, elle devait agir de manière forte et indépendante afin de continuer d’avancer et de subvenir aux besoins de sa famille. 

Néanmoins, ma mère a finalement dû nous envoyer, ma sœur, mon frère et moi, vivre avec ma grand-mère et ma tante. Nous avons alors déménagé loin de la maison, à Serey, dans la région de Sorphon. Principalement parce que ma mère seule ne pouvait plus subvenir aux besoins de la famille et également pour notre éducation. 

En ville, je vivais donc avec ma tante qui travaillait comme infirmière. Elle aussi, comme ma mère, travaillait dur pour faire vivre toute la famille. Peu importe leurs situations personnelles, ce sont deux femmes fortes et indépendantes qui ont toujours trouvé un moyen de nous soutenir. 

Cependant, sans diplôme et ayant été femme au foyer jusqu’au divorce avec mon père, ma mère a dû travailler encore “plus dur” que ma tante, et avec un salaire moindre.

Ainsi, ma mère ne pouvait plus soutenir notre scolarité. Elle n'avait pas d'emploi durable, et ne pouvait plus faire vivre notre famille.

Ma tante, en revanche, avait le nécessaire pour subvenir aux besoins de ses enfants et s'en occuper, et c’est pour cela qu’elle a pu très généreusement nous accueillir moi, ma soeur et mon frère.

En tant que fille, j'ai ressenti une grande pression en voyant ma mère faire tant d'efforts pour nous. Parfois, elle n'avait même pas assez d'argent pour nous acheter de la nourriture.

Un moment de mon enfance qui m’a marqué s’est déroulé un jour lorsque j’étais encore petite. En allant à l’école, ma mère a dû échanger une boîte de riz contre un autre type de nourriture parce qu'elle n'avait pas assez d'argent pour en acheter.

Malheureusement, je n'ai pas aimé la nourriture qu'elle m'a donnée et cela l'a alors frustré et mise en colère car elle ne pouvait même pas nourrir sa propre fille avec la nourriture qu'elle désirait manger. 

A ce moment-là, je lui ai alors dit que j'allais étudier très dur pour donner un avenir meilleur à notre famille. 

L’un des pires sentiments que j’ai pu ressentir fut également de voir ma mère demander de l'argent à notre voisin sans pouvoir le rembourser. Je ne savais pas comment l'aider à ce moment-là, je n'avais que 8 ans, alors je l'ai simplement encouragée à continuer et je l'ai rassurée en lui disant que je pourrai l'aider après avoir obtenu mon diplôme et trouvé un bon emploi. 

Ma tante m'a également inspiré le rêve de travailler comme médecin et d'ouvrir un hôpital pour aider les personnes âgées et les jeunes sans que les gens aient à me rembourser. 

L'histoire de ma mère et de ma tante m'ont énormément encouragée à me battre pour mon avenir et me rappellera toujours mon devoir de me démener, d'être indépendante et d'être une femme forte. J'ai gardé leurs histoires comme la meilleure leçon de ma vie. 

Après être finalement entrée à l'université, j'ai réalisé que je ne pouvais pas étudier la médecine comme ma tante, car je n’étais pas à l'aise avec la chirurgie et le sang. J'étais très contrariée de ne pas pouvoir réaliser mon rêve, mais j'ai alors décidé de prendre une autre voie et de choisir une autre spécialité, les sciences alimentaires. 

À cette époque, je pensais qu'après avoir terminé mes études universitaires, un bon travail suffirait. Mais en fait, ce ne fut pas le cas, je m'ennuyais à travailler dans un bureau et à porter de beaux vêtements. 

J'ai découvert que ce n'était pas moi. 

Je souhaitais créer ce que j'aime avec ce que j'avais appris pendant mes études. C'est pourquoi je ressentais cette nécessité à sortir de ma zone de confort. 

Maintenant, je comprends que je peux encore réaliser mon rêve, aider à soigner les gens et rendre leur santé meilleure, seulement à travers des voies et métiers différents que celui de médecin.

La science alimentaire que j'ai apprise m’a donc permis d’aider les gens et de créer mon propre chemin. 

L'inspiration de ma mère et de ma tante, ainsi que les leçons que j'ai tirées de ma famille et de mes propres expériences, m'ont ainsi encouragée à créer ma propre entreprise, nommée Hattha Neary

La vision fondamentale de cette entreprise est principalement l'autonomisation des femmes au Cambodge. 

Ce projet a pour but de concourir à l'autonomisation des femmes, de transformer leur créativité en créant des choses nouvelles et d'améliorer la société plus largement. 

Des produits créés localement, à la main, et où tous les composants et ingrédients sont naturellement purifiés avec des tests de qualité approuvés. 

Le nom Hattha Neary signifie que tout est fait à la main par des femmes cambodgiennes avec amour et passion. Chaque produit transmet un message d'attention à l'environnement et à la durabilité de notre communauté de femmes. 

Ce projet n'est pas principalement axé sur le profit, mais plutôt sur la mission d’aider à l’amélioration, au développement et à l’épanouissement de la vie de toutes les femmes de ce pays. 

"Avec amour et bienveillance, nous travaillons pour un avenir meilleur et marchons ensemble sur un beau chemin.”

Soutenez Hattha Neary dans sa démarche et découvrez tous ses produits Bio et éthique.