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Pchum Ben en France : comment les Cambodgiens célèbrent l’événement en cette période de Covid ?

Pchum Ben est une fête culturelle traditionnelle cambodgienne ayant pour but d’honorer ses ancêtres. Au total, les célébrations durent 15 jours.

Les 14 premiers jours de prière, appelés Kan Ben, sont spécifiquement Khmer. D’autres communautés comme les Thaïlandais, Sri Lankais, Tibétains, etc célèbrent aussi le Pchum Ben, mais chacun ont leur propre façon de célébrer leurs ancêtres. Le Pchum Ben est le 15ème et dernier jour de fête. C’est ce jour qui est le plus célébré, et où toutes les familles se réunissent pour les festivités. Le Pchum Ben étant la fête la plus importante au Cambodge, trois jours sont fériés pour l’occasion. Cette année, ce sont donc du 5 au 7 octobre que les Cambodgiens ont pu se retrouver en famille.

 

Source photo : https://www.tourismcambodia.com/

Cette période est faite pour rendre honneur à nos ancêtres et leur permettre de trouver la voie vers la sérénité. Cet hommage est une façon de montrer le respect des anciens, chose essentielle chez les Cambodgiens et les sud-est asiatiques en général.

« Pendant Pchum Ben, c’est très calme à la capitale. Un peu comme au nouvel an. Officiellement, trois jours sont fériés, mais la plupart des Cambodgiens ne travaillent pas de la semaine. Énormément d’entreprises ferment, sauf peut-être les grosses franchises. La plupart des habitants de Phnom Penh en profitent et partent profiter en vacances à Kampot Kep ou bien dans leurs provinces natales pour retrouver leurs familles. Et comme il y a énormément de jeunes qui vivent seuls à Phnom Penh, pour le travail ou les études, on ressent encore plus l’exode pendant cette petite période. » nous raconte Déborah Choun, expatriée française et gérante d’un café à Phnom Penh.

 

Photo : Pagode de Vincennes

 

Cette période est faite pour rendre honneur à nos ancêtres et leur permettre de trouver la voie vers la sérénité. Cet hommage est une façon de montrer le respect des anciens, chose essentielle chez les Cambodgiens et les sud-est asiatiques en général.

« Pendant Pchum Ben, c’est très calme à la capitale. Un peu comme au nouvel an. Officiellement, trois jours sont fériés, mais la plupart des Cambodgiens ne travaillent pas de la semaine. Énormément d’entreprises ferment, sauf peut-être les grosses franchises. La plupart des habitants de Phnom Penh en profitent et partent profiter en vacances à Kampot Kep ou bien dans leurs provinces natales pour retrouver leurs familles. Et comme il y a énormément de jeunes qui vivent seuls à Phnom Penh, pour le travail ou les études, on ressent encore plus l’exode pendant cette petite période. » nous raconte Déborah Choun, expatriée française et gérante d’un café à Phnom Penh.

Pendant ces 15 jours de fête, il est donc coutume d’aller à la pagode chaque matin pour déposer des offrandes telles que de la nourriture, des fleurs, des boissons. Mais si au Cambodge il est plus simple de se réveiller et d’aller à la pagode, en France, les familles doivent faire autrement. La vie européenne ne permet en effet pas de célébrer Pchum Ben comme au Cambodge, mais cela n’empêche pas les familles franco-cambodgiennes de s’adapter et de continuer à faire perdurer les coutumes.

 


 

Les familles ont pour habitude d’avoir chez eux un petit espace où ils déposent leurs offrandes : des mets composés de nourriture salée, sucrée, du café... Selon les possibilités, les prières sont faites chaque jour pour certains, et seulement le premier et dernier jour pour les autres. Pour le Pchum Ben, il est coutume de se retrouver en famille à la pagode, comme à Créteil, Bagneux, Tremblay-en-France, Champs sur Marne ou encore à la fameuse grande Pagode de Vincennes pour les franciliens.

« Lors du Pchum Ben, nous avons pour habitude de nous réunir seulement le dernier jour. On se retrouve tous à la Pagode de Champs sur Marne, avec mes parents, mes sœurs, oncles et tantes... C’est toujours un moment qu’on attend avec impatience, car on est tous contents de se retrouver et, il ne faut pas en avoir honte, de bien manger ! Cette année est cependant assez particulière. Avec la Covid, je sais que mes parents ont peur de sortir et de voir trop de monde. Ils sont allés à la Pagode, mais un matin de la semaine, pour pouvoir honorer les traditions sans être confrontés à la foule. Donc cette année, pas de retrouvailles à la Pagode, mais des retrouvailles plus intimes à la maison. » nous indique Nathalie Yem, développeur web à Montévrain.

Si la manière de célébrer est différente, les coutumes et traditions perdurent. Adaptées, certes, mais toujours emplies du même profond respect des ancêtres et de la volonté de se retrouver, de bien manger et de partager cette convivialité et chaleur propre aux Cambodgiens.