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Qui est Jayavarman VII

De la civilisation d’Angkor, on connaît l’image fascinante des temples assoupis dans la jungle du Cambodge, « redécouverts » dans la seconde moitié du XIXe siècle par les colons français. Aujourd’hui, une visite de ces monuments commence souvent par le fascinant Angkor Vat (Vat signifiant temple en khmer).

 

Angkor Vat est le plus grand édifice religieux au monde. Il est aussi le monument le mieux conservé des 2 000 km2 d’Angkor, capitale de l’Empire khmer qui régna sur une bonne partie de l’Asie du Sud-Est du IXe au XVIe siècle. Signalons que cet ancien temple hindouiste a été occupé et entretenu par un monastère bouddhique depuis cinq siècles - les colons français se sont attribué le mérite d’une « découverte » qu’ils devaient aussi aux moines locaux. 

 

 

Jayavarman VII, premier des rois de l’Empire khmer

 

 Revenons huit siècles en arrière. Les princes khmers se disputent le trône d’un puissant empire, dans une Asie du Sud-Est où bouddhisme et hindouisme, venus d’Inde via la Birmanie et l’Indonésie, coexistent depuis au moins le VIe siècle.

 

 Nous avons peu d’éléments historiquement attestés sur Jayavarman VII, le premier des rois bouddhistes à régner sur l’Empire khmer - ses prédécesseurs étaient tous hindous. Fils du roi Dharanindravarman II et de la reine Sri Jayarajacudamani, ce tenant du Mahayana est né vers 1120. Il épouse une princesse bouddhiste, Jayarajadevi, dont la forte personnalité équilibre la sienne. Elle lui prodiguera nombre de conseils décisifs, tant dans la première partie de sa vie que lors de son règne - sachant qu’il ne montera sur le trône que très tardivement !

 

 Alors que le futur Jayavarman VII a entre 30 et 40 ans, un de ses demi-frères, Yasovarman, s’empare du trône à la mort de leur père. Le prince part en exil, probablement vers le royaume voisin du Champa (qui s’étendait au centre de l’actuel Vietnam), afin semble-t-il de ne pas donner prétexte à une guerre civile.

  

Le visage de Jayavarman VII apparaît sur les quatres faces de toutes les tours de Bayon.

 

 Hélas, en 1166, un courtisan, Tribhuvanadityavarman, s’empare du trône de Yasovarman. Lorsque Jayavarman entend parler de ce coup d’État, il se précipite vers Angkor. Il arrive trop tard pour prendre parti, Yasovarman a péri et la guerre civile est terminée. Jayavarman peut néanmoins retrouver sa famille et s’établir à Angkor, sans être inquiété par le nouveau roi.

 

Douze ans plus tard, le Champa lance une invasion meurtrière. Sa flotte remonte le fleuve Mékong, puis le lac Tonlé Sap, avant de piller Angkor. Tribhuvanadityavarman est tué, la capitale incendiée. Jayavarman prend la tête de la résistance. Au terme de cinq années de lutte, il inflige une défaite définitive aux Chams - c’est cette interminable bataille qui est dépeinte sur les bas-reliefs du temple du Bayon.

C’est en 1181, âgé de 61 ans, que Jayavarman VII peut être couronné roi. Son règne durera plus de trente ans, puisqu’il meurt vers 1215, à environ 95 ans ! D’un point de vue territorial, il incarne l’apogée de l’Empire khmer. Il brise le Champa et pille sa capitale en 1190, mettant sous son contrôle la moitié sud du Laos, la moitié nord de la Malaisie et l’essentiel du Myanmar.

 

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Source : Bouddhanews.fr