Robam Trot : la danse du nouvel an khmer qui chasse la malchance

Le Robam Trot est une danse folklorique emblématique du Cambodge, profondément liée aux célébrations du nouvel an khmer, appelé Chaul Chnam Thmey. À travers ses gestes et sa symbolique, elle marque un moment essentiel : celui du passage d’une année à l’autre, où l’on laisse derrière soi les difficultés.

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Source : Living Cambodia


Couper avec le passé pour accueillir le renouveau

Le mot, “Robam”, signifie danse, en khmer, tandis que “Trot”, issu du sanskrit, évoque l’idée de “couper” ou de “mettre fin”. Ce sens donne toute sa portée à la danse : celle de rompre avec le passé, de se libérer des énergies négatives et d’entrer dans une nouvelle année avec une intention renouvelée.

 

Une tradition ancrée dans les villages cambodgiens

Le Robam Trot trouve ses origines dans les zones rurales du Cambodge, notamment autour du Tonlé Sap, où les modes de vie étaient étroitement liés à l’environnement naturel.

Transmise au sein de communautés comme les Samre, les Por ou les Suoy, cette danse s’inscrit dans un ensemble de pratiques où les gestes, les sons et les rituels participaient à protéger le groupe et ce qui l’entoure.

 

Une légende symbolique devenue danse

Un récit ancien, transmis oralement dans certaines régions comme Battambang, raconte qu’un village fut un jour perturbé par l’arrivée d’animaux sauvages, perçus comme porteurs de désordre et de malchance.

Pour y faire face, les habitants mirent en place un rituel visant à apaiser ces présences et à restaurer l’équilibre. Avec le temps, cette réponse collective s’est transformée en une forme de représentation.

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Source : Living Cambodia

 

Dans la danse, cette histoire prend vie à travers différents personnages. Un chasseur traverse un espace peuplé d’animaux et d’esprits, certains bienveillants, d’autres menaçants. Parmi eux apparaît un cerf, souvent associé à la protection et à la fortune, dont la présence marque un apaisement.

Les autres figures, comme les oiseaux ou les animaux plus imposants, participent à créer une tension que la danse vient progressivement résoudre. Ce sont des animaux, des figures symboliques, incarnées par les danseurs pour traduire des forces invisibles et de riches croyances anciennes.

 

Une tradition toujours vivante de nos jours

Aujourd’hui, le Robam Trot continue d’être pratiqué dans de nombreux espaces de vie au Cambodge, des villages aux pagodes, en passant par les marchés et les lieux de rassemblement.

Il prend une place particulière lors du nouvel an khmer, où il accompagne les célébrations en réunissant les communautés autour d’un moment à la fois festif et joyeux. 

Source : IntoCambodia

 

Comme la danse du lion et du dragon en Chine, le Robam Trot accompagne le passage à la nouvelle année en chassant les influences négatives et en réunissant les communautés autour d’une tradition transmise de génération en génération.

Le Robam Trot est une danse mais également une manière de marquer le temps, de donner du sens au passage d’une année à l’autre et de faire vivre un héritage symbolique où se mêlent mémoire, protection et espoir.

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